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Hyrule Warriors

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La Légende de Zelda, c’est juste un béhémoth du jeu vidéo. Cette saga qui nous fait rêver depuis plus de 30 ans ne compte plus ses personnages, donjons et PNJ emblématiques. La recette est simple : le héros sauve la princesse en traversant des donjons où il récupère différentes armes et ainsi de suite jusqu’au donjon final (on résume pour ceux qui dormaient au fond). Seulement voilà, d’aucuns diront que le gameplay, avant Breath of the Wild, peinait à se renouveler. Alors pour cela nous nous sommes penchés sur un titre un peu en marge de la franchise : Hyrule Warriors sur Wii U, sorti en aout 2014 ainsi que son homologue sur 3DS (sous-titré Legends), datant de juin 2015.

 

On ne change pas une équipe qui gagne

Niveau scénaristique on reste sur une trame classique. Link doit sauver la princesse Zelda, enlevée par Cya, la gardienne de la Triforce qui a été corrompue par des forces maléfiques. Elle forme une armée et attaque Hyrule, que vous devez défendre bec et ongle.  Ici, le petit changement qui fait plaisir, c’est le mélange des univers des différents Zelda. Du coup, on n’a plus seulement un Hyrule mais trois : ceux d’Ocarina of Time, de Twilight Princess et de Skyward Sword.  Chaque monde garde évidemment son esthétique ce qui est d’autant plus créatif que le game design s’adapte aux maps : stratégie de pont suspendu dans Celestia, labyrinthe au lac Hylia, entre autres. Les personnages se mélangent donc également dans ce cross-over dynamique et assez jouissif pour un fan de la première heure.

Ce qui change agréablement aussi, c’est la possibilité de jouer d’autres personnages. Eh oui, Link c’est notre chouchou et il restera à jamais dans nos cœurs de joueurs mais contrôler Darunia et écraser tout le monde, c’est métal. On n’avait pas vu ça depuis la série des Super Smash Bros, sauf qu’ici le panel est plus fourni et c’est l’univers tout entier de Zelda qui nous est offert en fond. De plus, c’est assez drôle de jouer les différentes versions de Link surtout vu la différence de chara-design entre le « réalisme » de Twilight Princess et l’aspect « cartoon » de Wind Waker. Néanmoins, il y a certains personnages dont la présence interroge comme Machaon, la folle des papillons, par exemple. Mais on ne va pas se plaindre sur la diversité du casting. Là où on peut se plaindre en revanche, c’est concernant les DLC payants pour l’obtention d’autres personnages…

 

Du donjon à la campagne

Et voilà le gameplay qui chamboule tout. Il ne faut pas s’attendre à un Zelda classique : Hyrule Warriors propose un gameplay du même type que la série des Dynasty/Samuraï Warriors, normal, car la volonté de base était de tirer parti du partenariat avec Tecmo Koei en ce qui concerne ce jeu. Le but est donc, non pas de finir les donjons et les boss à base d’énigmes, mais bel et bien de faire la guerre. Les campagnes se déroulent donc sur les maps du jeu. On joue alors Link et ses généraux (interchangeables pendant la partie, c’est pratique), chaque campagne a des objectifs différents mais la fin de la partie se solde souvent par la prise du fort adverse et de son général.

Certaines campagnes proposent également des objectifs bien précis et l’élaboration de stratégies incluant le temps de jeu réel et la map en elle-même. On y trouve aussi des missions d’escortes. Si les différents objectifs et les mouvements constants des troupes ennemies et alliées nous tiennent en haleine et demandent une concentration accrue jusqu'à la fin de la partie, Hyrule Warriors a cependant le même problème que les jeux des franchises Dynasty et Samuraï : après quelques campagnes, le gameplay devient répétitif.

La durée de vie du jeu est quant à elle respectable. Les différents modes du jeu et les objectifs secondaires à remplir peuvent donner du fil à retordre aux puristes qui voudraient finir le jeu à 100%. Cependant, la redondance du gameplay peut s’avérer être un frein à l’envie d’y revenir aussi longtemps.

Un mot sur la version 3DS. Une petite comparaison s’impose puisque les deux jeux sont quasiment les mêmes sur deux consoles différentes. Au joueur de décider donc pourquoi en privilégier un plutôt que l’autre. Déjà, cette version a le mérite d’avoir tout le contenu du jeu Wii U et de ces DLC (donc pas de patch et moins de contenu payant à télécharger) mais elle a aussi certains personnages en exclusivité (personnage de Phantom Hourglass ou Wind Waker). Le petit point négatif est que la 3D n’est pas vraiment exploitée dans le jeu, et ne pas l’exploiter sur une console avec une fonctionnalité comme celle-là, c’est toujours un peu dommage.

 

Verdict :

C’est un renouveau et il faut le fêter comme le dirait une certaine Reine des Neiges ! Les personnages jouables sont tout à fait délicieux, les maps très bien exploitées et le gameplay assez divertissant. Mais la redondance des campagnes laisse le joueur sur sa faim et on a, du coup, l’impression que le gameplay a du mal à se renouveler. Un indispensable pour les fans absolus de l’extrême de Zelda, pour les autres, l’intérêt est discutable. 

6/10
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