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Le coup d’œil dans le rétro : The Witcher : Enhanced Edition

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Oui, je sais, ça faisait un bail que cette rubrique n’était pas apparue sur le site. La dernière fois, c’était avec Beyond Good and Evil (tiens, on devrait le ressortir quand le second arrivera …). Aujourd’hui, je m’attaque à un jeu connu mais pas forcément cultissime : The Witcher premier du nom. Autant vous prévenir de suite cet article contient des SPOILERS ! Bon, pour les titres, j’ai sélectionné les meilleurs jeux de mots de la profession.

 

Il est déjà Witcher ? (Gamekult)

De nos jours, à peu près n’importe qui connaît la licence The Witcher des développeurs polonais CD Projekt Red mais si celle-ci est devenue si populaire, il ne faut pas oublier que le premier volet de la trilogie est sorti uniquement sur PC et Mac et ne peut pas être joué à la manette, ce qui en a refroidi sûrement plus d’un. C’est d’ailleurs une des premières choses qui m’a frappé quand j’ai lancé le jeu : « pas de support manettes, hum hum hum j’ai plus l’habitude … bon, tant pis, on va voir ce que ça donne ». Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de jouer avec « une manette de 108 touches gna gna gna, je suis un pécéiste », cela demande un petit temps d’adaptation de quelques heures pour ne plus être déboussolé par la gestion de la caméra à la souris.

Autant préciser aussi que j’ai lancé le jeu que j’avais en version Enhanced, le tout accompagné du mod Rise of the White Wolf qui semble être un indispensable pour qui veut jouer au jeu de nos jours. Sorti en avril 2014, le mod ajoute de nouvelles textures, corrige les imperfections (notamment de l’inventaire) et tout le tintouin. Force est de reconnaître que si le jeu accuse parfois le poids des années, il reste quand même bluffant à certains passages (même si je dois avouer que le mod doit aussi bien aider).

 

Le Sor-scelleur du destin des Hommes ? (Jeuxvideopc)

Le jeu commence par une mise en bouche qui met tout de suite dans le feu de l’action avec l’attaque du bastion des sorceleurs par une compagnie de bandits. L’occasion de prendre contact avec le système de combat qui est pour le moins … particulier. À mi-chemin entre le jeu de rythme et le beat them all : il faut cliquer sur l’ennemi au bon moment pour lancer un enchaînement d’attaques. Il faut aussi jongler entre différents styles (fort, rapide, groupe) pour frapper les différents ennemis. Original sur le papier, ce système aura fait couler beaucoup d’encre même si on s’y habitue au bout d’un moment (sauf quand on améliore des styles grâce à l’XP et que cela change complètement le rythme des enchaînements).

Alors, oui, la pause active est bien utile au début pour changer de style d’attaque ou voir qui frapper ensuite, mais finalement au bout d’un certains temps, on l’utilise rarement en préférant changer à la volée entre les styles avec les raccourcis clavier. Aussi important que les styles : le choix de l’arme, puisque nous disposons de deux épées : une pour les humains et celle en argent pour les monstres, même si tout cela se fait naturellement.

 

Il est polonais le divin enfant (Canard PC)

Là où le jeu se révèle bon voire très bon, c’est dans ses thématiques et son lore (comme disent les gens bien éduqués sinon on peut aussi dire son histoire). On est loin ici des représentations habituelles du héros, fier paladin qui va sauver le monde. Non, ici tout le monde vous déteste en même temps qu’ils vous craignent car les sorceleurs sont génétiquement modifiés pour tuer des monstres et la population, les OGM sur pattes, ça leur plaît pas des masses.

D’autant plus que le monde dans lequel on évolue est bien crasseux et dark à souhait avec en toile de fond un conflit racial entre humain et non-humains (elfes et nains) et que dans la grande tradition des RPG occidentaux il faudra choisir son camp … ou pas. C’est, en effet, une des grandes forces du titre que de laisser le choix de rester neutre au risque de se mettre tout le monde à dos. Les quêtes annexes sont aussi plaisantes à suivre que la quête principale et de nombreux clins d’œil parsèment le jeu.  

 

Je n’en attendais pas grand-chose, les premiers titres des trilogies servant parfois à lancer des idées à l’aveugle avant de voir ce qui marche ou pas, mais j’ai été vraiment surpris par ce titre, certes un peu vieux sur certains aspects mais toujours très plaisant à jouer. En plus il se trouve de nos jours pour une bouchée de pain. Du coup, plus d’excuses ! 

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