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Pokémon Soleil et Lune

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Ah, les Pokémons ! A chaque nouvelle version, nous avons droit à un nouveau monde, de nouvelles créatures. Pendant longtemps, nous aurions pu reprocher à la série de ne pas prendre de risque et de trop se reposer sur ses très solides acquis. Depuis Pokémon X et Y et le passage à la 3D, le gameplay a évolué pour tirer parti de la dernière console portable de Nintendo. Est-ce que Soleil et Lune peuvent se targuer d’une avancée aussi notable ou, du moins, de parvenir à optimiser drastiquement l’expérience ? Notre avis sur la question dans ce test !

 

C’est parti pour le Tour des îles

En soi, le pitch de départ de ces nouvelles versions de Pokémon ne va pas dépayser les vieux de la vieille : vous incarnez un héros – ou une héroïne – qui vient d’arriver dans une nouvelle région – ici Alola – et qui va devoir quitter son chez-lui afin de poursuivre un voyage initiatique à travers ladite région. Premier point différentiateur des précédents épisodes à noter : le monde qui nous entoure est constitué d’îles dont l’apparence est très orientée « cocotiers et plages de sable fin ». Une ambiance pas forcément habituelle pour la série qui dépayse agréablement tout en oubliant pas de se diversifier avec des endroits spécifiques qui dénotent subtilement – volcan, jungle ou lieux qui se démarquent.

Quatre îles naturelles et une artificielle sont visitables et chacune renferme une ambiance définie qui la rend reconnaissable. Le dépaysement par rapport aux anciens épisodes, pour ce qui concerne l’aspect visuel, est assez réussi, puisque ce genre de monde n’a jamais vraiment été envisagé dans la licence—si on exclue les Îles Oranges dans l’anime. Artistiquement, c’est encore une fois assez réussi. On s’en doutait : la série n’est pas connue pour afficher un travail sur le visuel du monde qui entoure le héros mal pensé.

Le système de voyages entre îles impose également une linéarité plus présente que dans les opus précédents. Si la série n’a jamais été un modèle de monde ouvert, ici la part la plus grande est désormais faites à la narration qui gagne en épaisseur dans les mêmes proportions que la liberté du joueur diminue. Ce parti pris est, selon un avis purement personnel, une très bonne chose car elle donne plus de profondeur aux personnages qu’auparavant et ce n’est pas un luxe.

Pour ce qui est du design des nouveaux pokémons, ils ne risquent pas de faire taire les sceptiques qui s’expriment de plus en plus au fur et à mesure des générations – Fourcheeeette, Poignée de poooorte. Les designs sont assez peu inspirés si l’on excepte les formes spécifiques à Alola des pokémons de première génération, très réussies.

 

Un système global revisité

On avait l’habitude d’une certaine routine depuis des années avec la franchise Pokémon : on parcourt le monde et à chaque endroit marquant, une Arène se dresse devant nous et un badge est à collecter. Dans Soleil et Lune, ce n’est pas tout à fait comme ça que ça marche puisque qu’il vous faudra accomplir des épreuves auprès des capitaines de chaque île – épreuves consistant à de la récolte d’objets, d’ingrédients ou en des combats – pour avoir le droit de combattre le Doyen de l’île en question. Une fois terrassé, il vous est possible de passer à l’île suivante.

Les épreuves des capitaines permettent d’amener un peu de diversité mais ne chamboulent pas non plus toute l’expérience. Les combats y restent assez importants et le reste des activités pour accéder au Doyen n’est pas forcément des plus palpitants. Les combats mettent tout de même en avant certaines features comme les pokémons sauvages dominants qui ont des statistiques plus élevées ou encore le fait que ceux-ci peuvent appeler d’autres pokémons à la rescousse.

Autre ajout intéressant : les Capacités Z. Celles-ci sont en fait une capacité déjà acquise par le pokémon, avec un surplus de puissance ou une transformation de celle-ci en une attaque encore plus dévastatrice. Ces Capacités Z peuvent être acquises en utilisant un Cristal Z. Ces cristaux sont obtenus à chaque combat victorieux face à un capitaine et ont un type particulier, il faut donc utiliser un cristal du type de l’attaque que l’on veut transformer en Capacité Z.

Les CSCapsules Secrètes – qui permettaient d’apprendre une capacité ayant un impact hors des combats ne sont plus de mise, tout comme la bicyclette. Des pokémons montures jouent maintenant le rôle qui incombait à ces capacités autrefois. Plus cohérent avec l’univers, à notre avis. Signalons, enfin, quelques soucis techniques avec des ralentissements à signaler, en particulier quand les pokémons dominants appellent du renfort. 

 

Verdict :

En reprenant le travail technique autour de X et Y tout en essayant d’implémenter une douce évolution en terme de gameplay, les développeurs ont fait de ce Pokémon Soleil et Lune ont réussi à trouver un très bon équilibre qui amène le joueur à une progression très maitrisée dans l’aventure. L’aspect plus orienté vers la narration nous a convaincu et il ne reste guère que le design des nouveaux pokémons et les quelques soucis techniques pour nous décevoir dans l’ensemble.

8/10
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