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Samurai Riot

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Déjà dans notre viseur depuis 2015 mais également au TGS 2016, Samurai Riot sort enfin sur nos consoles de bourgeois (eh oui, il est disponible uniquement sur Steam). L’occasion de voir si le premier jeu du studio nantais Wako Factory s’en sort avec les honneurs et s’il fait aussi bien que sur les nombreux salons de France et de Navarre que les développeurs ont sillonnés.

 

Et une arcade ouverte, une !

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet. Samurai Riot est un « Beat’em Up Arcade 2D coopératif » (selon les termes du studio). Il s’agira donc de massacrer des dizaines de méchants pour avancer dans l’histoire. Étant étiqueté comme coopératifs, vous vous doutez bien qu’il est possible, voire préférable, de jouer à deux pour profiter pleinement du titre. Deux personnages sont à disposition : Tsurumaru, le bourrin qui met « des patates de forain » (selon l’expression consacrée) et Sukane qui se joue toute en finesse avec les combos et son renard qui se transforme en à peu près tout et n’importe quoi (shuriken, etc).

L’alchimie entre les deux personnages fonctionne plutôt bien et on sent que le titre a été développé pour être joué à deux car tout seul l’aventure est parfois finalement assez plate. Les coups disponibles permettent de varier l’ensemble comme dans tout bon beat’em up et une jauge de furie complète la panoplie en permettant des attaques dévastatrices et limitées dans le temps. Les adeptes du scoring seront ravis d’apprendre que le jeu possède un système assez complet à base de combos et de rapidité.

 

Garçon ! Il y a du Rogue-like dans mon Beat’em Up !

Autant de dire de suite, le jeu, arcade oblige, est assez punitif et les personnages possèdent un nombre limité de vie. Une fois ces vies épuisées : c’est Game Over, retour au menu principal et destruction de la sauvegarde. Même en mode Facile (oui, je joue en mode Facile), le jeu est assez corsé pour proposer du bon challenge à n’importe quel joueur et il faudra s'entraîner longtemps avant de maîtriser les personnages (Pro-tip : oui, la garde est utile, surtout durant les combats de boss).

Alors, oui, le jeu est parfois frustrant surtout quand on doit recommencer depuis le début car nos vies se sont épuisées mais c’est à ce moment qu’apparaît une mécanique qui est l’apanage des rogue-like : chaque fois que vous faîtes une partie, les personnages gagnent de l’argent (en tabassant d’autres personnes dans la vraie vie on appelle ça du racket). Cet argent permet d’acheter des améliorations de personnages au début de chaque partie pour rendre celle-ci plus simple. Dommage, néanmoins, que les runs soient aussi longues et que même en améliorant son personnage la mort n’en soit pas moins extrêmement frustrante.

 

Massive Attaque en kimono

Côté réalisation, pas grand-chose à redire, les animations sont propres et plaisantes à regarder, le style graphique lorgnant sur l’animation japonaise n’a pas à rougir de la comparaison même si certains visages sont un peu moins réussis que d’autres. Les environnements sont, eux aussi, bien pensés, variés et sympathiques, passant de la forêt à des lieux industriels, le tout sublimé par la bande son.

Ah, la bande son ! C’est clairement l’une des vraies surprises du jeu. Composée par Damien Rottier, elle propose un arrangement orienté Trip-Hop (Massive Attack, pour vous donner un des exemples les plus connus) avec de petites touches japonaises par-ci, par-là : un petit bijou ! Pour vous dire, il m’est parfois arrivé de m’arrêter quelques minutes simplement pour profiter de la musique. 

 

Verdict :

Samurai Riot est un premier jeu réussi sur beaucoup de points, tant au niveau de la direction artistique que de la musique. Bien sûr, il n’est pas exempt de défauts avec, notamment, un gameplay parfois limité (surtout en solo) et une mort permanente qui ne sera pas forcément du goût de tout le monde. Toutefois, pour 15€ et en sachant où vous mettez les pieds, il n’y a pas de raisons d’être déçu. 

7/10
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