[TEST] Night Reverie, le contraste du pixel-art

Premier né du studio Somber Pixel, Night Reverie promulgue l’amour du pixel-art et la dédication d’une équipe de passionnés envers les jeux indé. Aidez Matt, se réveillant dans une version alternative et onirique de sa maison. Accompagné d’un feu-follet froussard, tentez de résoudre le mystère derrière votre situation. Faites la rencontre d’étranges créatures, résolvez les énigmes qui vous barrent la route et retrouvez votre sœur disparue.

Un gameplay laissant place à la narration

Le titre nous place dans la peau de Matt, jeune garçon aimant résoudre les énigmes et adepte d’astronomie. Une nuit, à l’occasion d’une fugace étoile filante, Matt se réveille dans sa chambre, mais les choses ont changées. Explorant les lieux, il découvre des personnages loufoques vivant dans une réplique de sa maison. Chose plus inquiétante, sa sœur a disparue. Là démarre votre (en)quête, pour élucider le secret qui englobe la disparition de la jeune fille.

Le gameplay de Night Reverie reste épuré. On se prête à explorer, discuter avec les personnages, collecter des objets. Au premier abord le jeu peut paraître assez simpliste. Mais les premiers temps ne sont là que s’imbiber de l’atmosphère et des bases du système de jeu. Les énigmes gagnent en difficulté à mesure de la progression. Progression qui sera marquée par cette affaire de disparition. Peu à peu, l’histoire prend une tournure inattendue, et beaucoup plus mature.

Le Pixel Rouge du genre

Il est intéressant de constater, avec certains titres, une habitude du genre, au travers du pixel-art. Malgré la diversité des styles, du platformer, au beat them all, en passant par le metroidvania. Le pixel-art a su imposer un style qui dépasse la simple esthétique graphique. Bien souvent, œuvres de studios indépendants, ces jeux restent simples et sobres de cette dimension « grand spectacle » que nous proposent les triples A. Néanmoins, cette sobriété n’entache en rien les univers dépeints et l’histoire contée, au contraire. Les récits font bien souvent preuve d’une maturité subtile, qui prennent une ampleur nouvelle et métaphorique au travers du monde et du gameplay proposé. Hyper Light Drifter illustre parfaitement ce propos : celui d’envisager le jeu-vidéo comme un art, comme un vecteur alternatif d’un message profond et proche du réel.

Le jeu de l’équipe de Somber Pixel s’inscrit dans cette thématique, et offre l’expérience de ce contraste, entre un style graphique à l’apparence simple et une histoire beaucoup plus mature.

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