
Un gameplay « magique » et un monde magnifique… mais inégal
Le gameplay de Forspoken est centré sur la magie et le mouvement. Frey peut manipuler divers éléments pour combattre ses ennemis, et le jeu propose une panoplie de sorts spectaculaires. Le système de combat est fluide, rapide, et permet des enchaînements créatifs, offrant une grande liberté d’action.
L’un des aspects les plus marquants est le parkour magique, qui permet à Frey de se déplacer à grande vitesse à travers les vastes paysages d’Athia. Les sensations de vitesse et de fluidité sont grisantes, et le design du monde semble taillé pour exploiter pleinement cette capacité. Pourtant, cette même mécanique peut parfois manquer de précision, notamment dans les environnements plus complexes où le contrôle de Frey devient un défi.
Malheureusement, si le monde d’Athia impressionne visuellement, il souffre aussi de problèmes de conception. La carte est vaste, mais elle est malheureusement trop souvent vide, avec des quêtes secondaires qui manquent de variété et des zones qui, malgré leur beauté, manquent d’interactions intéressantes. Le monde, bien qu’immense, manque souvent de vie, ce qui peut rendre l’exploration moins captivante sur le long terme.
Un scénario en demi-teinte
L’histoire de Forspoken est une aventure épique, mais elle est desservie par un rythme inégal et des dialogues qui ne font pas toujours mouche. Frey est un personnage complexe, avec une personnalité bien définie, mais sa manière de s’exprimer, souvent très contemporaine, peut parfois détonner dans l’univers fantastique d’Athia, voire même agacer à certains moments un peu trop méta dans lesquels elle peut être à la limite de la tête à claque.
Technique et esthétique : des hauts et des bas
D’un point de vue technique, Forspoken est à la fois impressionnant et frustrant. Sur PlayStation 5 comme sur PC, le jeu exploite pleinement le matériel pour offrir des effets visuels spectaculaires et une fluidité satisfaisante, accrochant les 60fps. Les sorts magiques sont magnifiquement animés, et le monde bénéficie d’un niveau de détail élevé.
En ce qui concerne l’audio, la bande-son, composée par Bear McCreary et Garry Schyman, offre une atmosphère sonore immersive et épique qui colle parfaitement à l’univers. Cependant, les dialogues souffrent parfois d’une synchronisation labiale imparfaite, et certains effets sonores manquent de punch, ce qui peut atténuer l’impact de certaines actions.

