[TEST] Forza Horizon 5, un portage attendu, maîtrisé et toujours aussi grisant sur PlayStation 5

 

Trois ans après sa sortie initiale sur Xbox Series et PC, Forza Horizon 5, développé par Playground Games et édité par Xbox Game Studios, fait son entrée sur PlayStation 5. Annoncé comme un simple portage sans contenu inédit, ce débarquement tardif n’avait pas pour ambition de réinventer la formule, mais plutôt d’ouvrir les portes d’un des meilleurs jeux de course arcade modernes à un nouveau public. Objectif atteint ? Oui, avec quelques réserves.

Une technique irréprochable

Sur le plan purement technique, ce portage de Forza Horizon 5 fait honneur aux capacités de la PlayStation 5. Le jeu propose un affichage en 4K à 60 fps, avec une grande stabilité même lors des courses les plus spectaculaires. Le temps de chargement, largement réduit grâce au SSD, assure une transition fluide entre les menus, les épreuves et l’exploration du monde ouvert.

Cependant, si la performance est au rendez-vous, cette version PlayStation 5 ne tire pas réellement parti des spécificités de la console. La DualSense n’est que très légèrement exploitée : pas de retour haptique marquant ni de gâchettes adaptatives bien calibrées. On aurait pu espérer un petit effort d’adaptation, mais cela n’était pas à l’ordre du jour — et il ne faut pas l’oublier : il s’agit ici d’un portage pur, sans ambition de retravailler l’expérience.

Une optimisation déjà prête pour la PlayStation 5 Pro

Bonne nouvelle cependant pour les joueurs équipés de la nouvelle PlayStation 5 Pro : Forza Horizon 5 semble déjà anticiper les avantages liés à la montée en puissance matérielle. Sans proposer de mode graphique dédié à cette version boostée, le jeu bénéficie d’un framerate encore plus stable, même dans les zones les plus denses en effets visuels, et d’un anti-aliasing mieux maîtrisé en 4K.

On observe aussi des temps de streaming de textures quasi-inexistants sur PlayStation 5 Pro, ce qui fluidifie davantage encore la navigation dans le monde ouvert, notamment à très haute vitesse. Cela reste marginal pour les joueurs moins pointilleux, mais sur les écrans compatibles, la différence est là.

Le Mexique virtuel, toujours aussi spectaculaire

Ce qui impressionnait à la sortie de Forza Horizon 5 impressionne encore aujourd’hui. Le monde ouvert inspiré du Mexique est une réussite totale : luxuriant, diversifié et rempli de vie. Des tempêtes de sable aux jungles humides, des côtes aux villes coloniales, chaque zone semble pensée pour maximiser la variété des épreuves et le plaisir de conduite.

La carte est immense et sert de terrain de jeu à un contenu gargantuesque : festivals, défis de drift, courses tout-terrain, missions scénarisées, sauts de cascade, radars de vitesse, et bien plus. Rien n’a été modifié sur cette version PlayStation 5, mais il faut souligner que même sans nouveauté, le jeu déborde d’activités. On y passe des dizaines d’heures sans épuiser l’intégralité de ce qu’il a à offrir.

Des sensations de conduite toujours au sommet

La conduite de Forza Horizon 5 repose sur un équilibre parfaitement maîtrisé entre arcade et réalisme allégé. Accessible à tous, elle permet malgré tout de ressentir des différences sensibles entre les centaines de véhicules proposés. Chaque modèle a son propre poids, ses particularités de maniabilité, et ses réactions spécifiques en virage, sur terre battue ou sur asphalte.

Là encore, le portage ne modifie rien, mais il n’en avait pas besoin. Le gameplay reste l’un des plus fluides et satisfaisants du genre. Les modes solo comme multijoueur conservent leur efficacité, même si la communauté mettra sans doute un peu de temps à s’organiser sur PlayStation 5. À noter que la connexion aux serveurs Xbox reste nécessaire pour certaines fonctionnalités, ce qui pourrait en rebuter quelques joueurs.

Une bande-son entraînante mais inchangée

Comme à son habitude, Forza Horizon 5 propose plusieurs stations de radio avec des genres variés : musique électronique, hip-hop, rock alternatif, pop latine. La sélection colle bien à l’ambiance festive du jeu et évolue en fonction des zones et des événements. Le sound design est également au rendez-vous, avec des sons moteurs convaincants, même si certaines voitures semblent partager des effets sonores proches. Encore une fois, aucun changement ici : les pistes musicales, les bruitages et les dialogues sont strictement identiques à la version originale. Cela reste efficace et cohérent, mais ceux qui espéraient quelques surprises auditives en seront pour leurs frais.

 

Conclusion :

Forza Horizon 5 sur PlayStation 5 n’est ni une révolution ni une refonte. C’est exactement ce que les développeurs avaient annoncé : un portage fidèle, technique et sans fioritures. Cela peut paraître décevant pour les joueurs les plus exigeants, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici de la première incursion de la série sur une console PlayStation. Et même sans mise à jour graphique ou ajout de contenu, Forza Horizon 5 reste une référence absolue dans sa catégorie. Il n’a rien perdu de son charme, de son accessibilité, ni de sa générosité. Ceux qui le découvrent aujourd’hui sur PlayStation 5 bénéficient d’une expérience toujours aussi spectaculaire, même si elle commence doucement à accuser le poids du temps.

8/10

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