Samurai Warriors 4 : Empires

Notre avis sur Samurai Warriors 4 : Empires, la traditionnelle déclinaison basée sur la conquête des licences musô de Koei Tecmo.

Tecmo Koei est le développeur/éditeur phare du genre musô. Avec ses deux licences principales : Dynasty Warriors et Samurai Warriors, il règne en maître sur ce type de productions. Aujourd’hui, c’est Samurai Warriors 4 : Empires qui nous arrive en Europe et, comme toujours avec les épisodes transitoires estampillés Empires, la tactique et la politique reviennent sur le devant de la scène. Voici notre avis dans le test qui suit.

 

Sans surprise, la gestion mise en avant

Toutes les licences musô de Koei Tecmo ou presque se parent d’une version Empires qui met en avant un aspect plus lié à la gestion de votre empire – d’où le nom – et aux conquêtes. Si Dynasty Warriors se concentre logiquement sur l’Histoire de la Chine, Samurai Warriors est bien entendu lié à celle du Japon. Pour ce Samurai Warriors 4 : Empires, la période mise en avant est l’époque Sengoku, qui voyait de multiples clans s’affronter pour la suprématie sur le Japon.

C’est alors que ressort l’un des gros points forts de cette licence – et du genre de manière globale – c’est la recherche historique qui fait que l’on contrôle des personnages importants de l’époque – 56 dans cet opus – et qu’on l’on a droit à une certaine exactitude des dates quant à l’état du territoire japonais. En bref, si vous voyez la date de départ réglée sur 1590, vous pouvez être à peu près sûr que la map sera à l’image de ce que le Japon a connu à cette date-là. Appréciable. Bien entendu, l’Histoire ne sert au final que de prétexte aux batailles que le jeu met en avant, et c’est de ça dont nous allons parler ensuite.

D’abord, abordons les modes de jeu, deux principaux sont proposés : le premier se base sur la conquête et le second, nommé Genesis vous permet de vous forger votre propre Histoire, dès le point de départ. Les situations de départ disponibles dans le premier mode ne sont donc pas de mise. Expliquons maintenant un peu plus les bases du gameplay.

 

Du daimyo au champs de bataille

Le daimyo, c’est le château qui vous sert de quartier général. Après avoir choisi la faction que vous allez incarner, vous devrez nommer vos « ministres », chaque catégorie de ministres est casée dans une pièce du château, chacune de ces catégories a donc une spécialité : militaire, politique ou économique. Vous pouvez personnaliser votre daimyo avec un papier peint – ce qui ne change rien, si ce n’est esthétiquement – et votre bannière – ce qui a pour effet d’influer sur les compétences.

Faire les bons choix en écoutant, ou non, ses conseillers permet d’améliorer ses caractéristiques dans tous les domaines cités. Vient alors le temps des batailles pour la suprématie territoriale. Les conflits se régleront peu souvent par la politique seule et ces combats vous mettront en première ligne. Il faudra gérer les ressources et le nombre de bataillons – représentés par un de vos généraux – pour ne pas perdre le combat d’abord puis, d’un autre côté, jauger pour ne pas engager trop de ressources lors d’un seul conflit, histoire de ne pas hypothéquer de futures batailles.

L’aspect tactique est assez présent puisque le dosage est assez subtil et requiert un temps d’adaptation pour être maitrisé. Pour le reste, le gameplay dans les phases de batailles reprend les fondements bien connus du type musô et le massacre de masse des cohortes ennemies précéderont les combats contre des lieutenants et boss adverses plus coriaces, sous fond de zones à contrôler au fur et à mesure de votre avancée sur les troupes adverses. Le gameplay du personnage contrôlé peut considérablement changer selon le général que vous choisissez.

Enfin, il est à noter que l’éditeur de personnages mis à disposition est très bien fait. On peut choisir tout ou presque dans l’apparence du héros customisé et, surtout, tous nos choix influencent ses caractéristiques. Le fait de pouvoir créer un lien de parenté avec un personnage historique est également présent. Enfin, graphiquement, le titre n’est pas encore totalement à la hauteur même si on comprend tout à fait que le genre – et sa multitude d’éléments à afficher à l’écran en mode combat – ne permet pas de miracles. 

 

 

Verdict

7/10

Samurai Warriors 4 : Empires est un très bon jeu dans le genre. Ceux qui sont plus attirés par la culture japonaise que chinoise le préféreront à Dynasty Warriors 8 : Empires, dont nous avons parlé ici. Malgré ses qualités, le fait qu’aucune traduction française – ne serait-ce que pour les textes – soit présente nuit à la compréhension de toutes les subtilités du titre, ce qui est bien dommage.  Techniquement pas encore parfait, il s’adresse aux fans du genre avant tout, à conseiller tout de même pour ceux-ci. 

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