Grow Home

La botanique, c’est très phallique. Mais les titres indépendants, c’est bien marrant.

Certains jeux sortent de nulle part. On en entend pas parler jusqu’au moment où ils sortent et on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour se faire une opinion. Grow Home est un de ces jeux, mais le relatif silence qui entoure sa sortie est loin d’être un signe de manque de qualité, bien au contraire !

 

Grow Home est un petit titre qu’Ubisoft  qualifie “d’expérimental”. On veut bien le croire quand on voit que le jeu, dont le principe est tout simple – faire pousser une plante alien jusqu’à 2000m – est décrit par l’éditeur comme une mission épique pour sauver notre planète. C’est un peu comme si Ubisoft n’avait pas vraiment gardé un œil sur ce jeu et qu’il avait réussi à être publié malgré tout, car le but du jeu n’est pas exactement celui-ci. Loin de moi l’idée de me plaindre cela dit. Des bonnes surprises comme Grow Home, on en veut plus souvent !

Grow Home est paradoxalement le jeu le plus « Ubisoft » qu’on puisse imaginer. Le but du jeu est d’escalader une tour sur 2000m. C’est un peu la même histoire que dans Assassin’s Creed, Far Cry, Watchdogs et The Crew et… oui, Ubisoft aime bien nous faire grimper des tours. Mais ici, je plaisante un peu bien sûr, parce que si le jeu est construit autour de l’escalade, c’est l’exécution qui est particulièrement unique.

Dans Grow Home, on n’est pas un badass, on est un petit robot dont tous les mouvements sont impactés par l’environnement. On a de l’inertie, on trébuche sur les obstacles sur le terrain, on perd l’équilibre sur les surfaces obliques. Ça a l’air d’être un cauchemar à contrôler, mais en fait, on se rend vite compte que le tout est si naturel qu’on trouve ses marques en moins de 5 minutes. Avoir la capacité de grimper sur n’importe quelle surface en utilisant les bumpers de sa manette est aussi franchement satisfaisant et donne une vraie impression de simuler l’escalade.

Les moyens trouvés par les développeurs pour naviguer dans l’environnement très vertical de Grow Home sont parfaitement intégrés dans le monde et plein de charme. On commence par obtenir une fleur qui sert de simple parachute avec un petit détail vraiment bien vu : au fur et à mesure qu’on utilise la fleur, ses pétales se détachent, montrant exactement combien de temps elle est encore utilisable tout en restant parfaitement intégrée dans le monde.

D’un point de vu visuel, Grow Home est très enchanteur, grâce à des graphismes colorés et lumineux, une géométrie surprenante de simplicité qui marie des formes minimalistes et des textures unies. Un mariage qui cache bien son jeu puisqu’il est super efficace et donne l’avantage de donner des vues magnifique quand on regarde vers le sol après avoir fait grimpé sa plante dans la stratosphère.

En parlant de la plante, puisqu’il faut bien en parler un peu, car c’est elle, la co-star du show. Si vous vous êtes déjà dit que les plantes avaient parfois des airs bien phalliques, vous aurez une sorte de confirmation ici. Dans Grow Home, vous faites pousser une plante alien aux formes suggestives en faisant pousser ses branches et en les plantant dans des rochers flottants lumineux qu’elles pompent à sec pour nourrir la plante géante. Oui, c’est aussi suggestif que ça en a l’air, mais avec un coté marrant.

Verdict

8/10

Le jeu est court, mais il vous met un sourire d’une oreille à l’autre du début à la fin. C’est le genre de bonne surprise qu’on veut voir plus souvent de la part d’Ubisoft qui semble s’être fait une spécialité de nous sortir des ovnis ludiques vraiment sympas entre deux grosses productions plus ou moins réussies. Peut-être qu’on pourrait prendre une année de pause pour Assassin’s Creed et Far Cry et faire un peu plus de petits jeux comme Grow Home ?

Propulsé par WordPress | Thème Baskerville 2 par Anders Noren.

Haut ↑