Driveclub

Notre test du jeu de courses exclusif à la PlayStation 4 !

Driveclub, celui qui devait être le fer de lance automobile de Sony pour cette année, arrive enfin à la rédaction pour réussir – ou pas – son examen de passage entre nos mains. Que retenir de ce jeu de courses automobiles dont la sortie a eu droit à un retard conséquent pour se peaufiner ? C’est ce que nous allons voir avec notre test !

 

Des sensations pas si intenses

Commençons tout de suite par la conduite, puisqu’il s’agit là du cœur d’un jeu de courses. Disons-le sans chichis, les sensations procurées par les voitures ne sont pas exceptionnelles, la faute à des comportements pas toujours très en phase avec la réalité. Alors, d’accord, le jeu se présente comme étant plutôt arcade. Mais dans ce cas-là, pourquoi la sensation de vitesse n’est-elle pas plus ébouriffante ? En bref, on ne prend pas un plaisir fou à piloter les 50 bolides – en bref, pas des masses – mis à disposition et c’est bien dommage.

L’I.A. des ennemis n’arrange pas les choses, et ce pour plusieurs raisons. Déjà, celle-ci est complètement cheatée. Comprendre par là que pour compenser la faiblesse de l’intelligence artificielle, les développeurs ont rendu ceux-ci surpuissants en ligne droite, car ils sont très mauvais dans les virages. De même, les concurrents n’hésiteront pas à vous rentrer dedans, vous faisant perdre des points – oui, oui, des points, à VOUS – signe d’une tricherie manifeste servant à cacher les problèmes de l’I.A., pas glorieux.

Enfin, la gestion des malus qui sont appliqués à votre score – qui détermine l’expérience que vous aurez en fin de course – peut paraître assez injuste. D’autant qu’il apparaît, encore une fois, que ce système est là pour compenser des défauts inhérents du gameplay. C’est notre faute si, parfois, couper légèrement des virages permet de gruger une seconde ? Des mises à jour semblent même avoir tempéré ce défaut, mais il est toujours possible de tricher un peu, puisque nous l’avons fait là, maintenant.

 

Le contenu, un problème de présentation ?

Comme nous l’avons évoqué plus haut, le nombre de voitures de base est déjà assez peu conséquent. Mais il ne s’agit pas du seul point de contenu qui affiche des manques certains. Ainsi, seuls 5 environnements différents sont disponibles – Canada, Chili, Ecosse, Inde et Norvège – et ils proposent chacun 11 tracés différents. Pas de quoi s’emballer puisqu’ils disposent, à chaque fois, de passages communs.

Au-delà même de ce constat, ce qui dérange encore un peu plus, c’est la présentation qui est faite de ce contenu. Lorsque vous lancez ce qui s’apparente à un mode Carrière, vous avez le choix entre différents défis qui permettent de débloquer des voitures, et surtout de l’expérience pour débloquer de nouveaux niveaux/défis. Le problème, c’est que l’on voit dans le menu de sélection de base un bloc représentant le contenu de la version de base et ensuite, plein de petits blocs avec un cadenas. En bref, c’est comme si l’on vous disait : « Voilà, tu peux faire ça, mais pas ça, ni ça et encore moins ça. ». Drôle de façon de vendre le contenu du jeu de base. Dommage car l’aspect technique du soft nous laisse d’abord entrevoir des possibilités sympathique, mais une fois passé ce premier coup d’éclat, le reste ne nous semble pas à la hauteur.

Le mode en ligne est ce qui fait le principal attrait du jeu. Néanmoins, les moyens de filouter sont assez importants et ruinent certaines courses si les adversaires y mettent de la mauvaise volonté – si, si, ça existe. Les clubs servent surtout à cumuler de l’expérience et à peu d’autres choses au final. Il s’agit plus d’une mise en commun d’expérience que de réellement révolutionner le genre. Les défis disponibles dans les courses en ligne sont directement repris des courses hors-ligne et s’avèrent être une bonne façon de faire rejouer les courses pour obtenir le plus de points possibles.

Verdict

5/10

Driveclub avait certainement de bonnes intentions, et on les voit transparaître. Mais les problèmes d’I.A., le gameplay donnant des sensations assez étranges et un contenu pas exceptionnel, Driveclub voit ses maigres points forts ne pas faire totalement le poids. Heureusement, on s’amuse quand même un temps avec le soft, ce qui permet de le sauver du naufrage, ça et les graphismes.

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