[MAN VERSUS PAST] Double Dragon

Ayant récemment fait l’acquisition d’une Master System afin de connaître la joie de pouvoir m’arracher les cheveux sur des jeux impossibles, j’ai eu avec la console une série de jeux, dont Double Dragon, jeu mythique de la console.

 

 

Pour la petite histoire

Double Dragon est un beat them all développé par Technos Japan Corp, sorti sur borne d’arcade en 1987, et adapté sur diverses consoles et ordinateurs de l’époque, en particulier sur la Master System en 1988. Ce jeu jouit d’une forte réputation dans la mémoire des joueurs car ce fut une petite révolution dans le monde des beat them all et fut la première pierre d’une dynastie dans le monde des jeux vidéo.

Parmi les innovations, c’était la première fois qu’un jeu proposait un mode coopératif où les 2 joueurs n’étaient plus obligés de s’affronter comme dans un jeu de combat mais devaient s’aider (ce qui est compliqué, mais nous y reviendrons plus tard). Double Dragon introduisit aussi un système de combos (là aussi c’est compliqué) et dernière innovation, le monde n’est pas sur un plan en deux dimensions strictes, nous pouvons aussi évoluer dans la profondeur.

 

Petite mise au point

Alors que penser de Double Dragon aujourd’hui ? Est-ce que je peux le juger de manière honnête et objective ? NON, pour une raison simple, le jeu est sorti alors que je n’étais pas né et je ne peux pas connaître l’état d’esprit de l’année 1988. Mais je vais plutôt essayer de vous faire partager ce que j’ai ressenti en jouant avec Powerfull04, notre rédacteur en chef bien-aimé (troll inside).

Le jeu commence avec l’écran titre et une courte cinématique où on voit une femme se faire éclater le ventre par ce que l’on devine être un méchant (il n’y à que des méchants pour frapper une femme). Ensuite, le jeu commence sans sommation et l’on se retrouve aux commandes d’un personnage roux avec un sweet bleu pour moi et un homme aux cheveux bleus et au sweet orange (quelle originalité dans le design des personnages !). À partir de ce moment on peut dire que le carnage commence, on est assailli par des hordes de méchants et les ennuis commencent.

 

Une partie de Double Dragon

Le gameplay est, comment dire ? Chaotique, oui, c’est le mot qui me vient à l’esprit. Aux commandes de nos personnages, moi-même et Powerfull04, nous nous mettons sur un même ennemi histoire de le finir rapidement. Malheureusement, non seulement on peut frapper son coéquipier mais on passe aussi au travers des ennemis ce qui fait que beaucoup de fois on se trouve sur le même plan et Powerfull04 fini par m’achever en voulant frapper un ennemi. Point positif, les continues sont illimités donc finalement on meurt beaucoup mais cela n’a pas vraiment d’importance puisqu’on fini toujours pas revenir. Les ennemis sont variés, on en dénombre quatre types au couleurs changeante selon les niveaux (j’ai une grande affection pour les ennemis verts qui donnent l’impression de se battre contre Hulk).

Les niveaux s’enchaînent facilement, et on avance sans trop galérer (sauf quand on frappe son partenaire), à noter le niveau 3 qui pique particulièrement les yeux. Sans être d’une mauvaise foi absolue, je le compare aux autres niveaux et force est de constater que, oui, il est moche. En plus, le fait que l’on puisse se trouver sur le même plan que les ennemis fait qu’à un moment, nous étions quatre personnages au même endroit frappant comme des débiles et j’ai vraiment eu l’impression de voir un amas de pixel immonde qui faisaient des choses pas très catholiques. Mais bon finalement ces petits défauts sont toujours contrebalancés par les continues infini qui fait que c’est pas trop grave puisqu’on va toujours finir par revenir éclater la face des assaillants (j’ai presque envie de dire que la réplique de Chuck Norris marche parfaitement dans ce jeu “Je met les pieds où je veux little John, et c’est souvent dans la gueule“).

Nous arrivons donc au niveau 4 et la première chose qui me marque c’est la musique du jeu absolument dantesque. Cette musique est vraiment superbe, surtout pour une console de cette génération et c’est important de le souligner. Le niveau se passe comme tous les autres niveaux et arrivé à la fin le super méchant de la cinématique du début fait son entrée. À ce niveau une question arrive, « c’est quand même pas la fin du jeu ? » Et oui c’est la fin après quatre niveaux. Malheureusement, après avoir tué le boss final, nous nous retrouvons seul avec la fille du début attachée plus loin, mais rien ne se passe, plus d’ennemis plus rien. Nous essayons donc de délivrer cette pauvre femme sans défense ligotée comme dans un hentaï mais rien. Alors nous finissons par faire ce que tout le monde fini par faire, s’entre-tuer à coup de poings. Finalement, après qu’un de nous soit mort, la jeune fille arrive et fini dans les bras du « gagnant ». Quelle belle morale, après avoir nettoyer la ville des malfrats avec votre frère lequel des deux aura les faveurs de sa promise ? Seul un duel fratricide vous donnera la réponse !

Verdict

Pour conclure, et malgré tout les défauts que ma mauvaise foi a souligné, j’ai beaucoup aimé jouer à Double Dragon que ce soit seul, où en coopération. D’accord, le jeu est d’une facilité déconcertante dû aux continues illimités. Je regrette seulement qu’il n’y ait que quatre niveaux, ce qui fait que le jeu à une durée de vie d’environ 30 minutes. Je ne sais pas combien coûtait une cartouche de Master System mais ça doit quand même faire cher le niveau ! Je conseille quand même à ceux qui aurait l’occasion de tester ce jeu historique de ne pas se priver, en plus, il ne dure que 30 minutes donc vous n’aller pas perdre trop de temps (troll inside, le retour).

Un grand classique

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