[TEST] Chimparty, un jeu qui ne pète pas haut

Bureau de NapNok Games, 9h37 :

« Bon, les gars et les meufs, il nous faut une nouvelle idée pour un party game. On a sorti Frantics, il faut continuer sur cette lancée »

« Histoire de pas trop s’éloigner du sujet on reste sur un party game avec des animaux ? »

« UN PARTY GAME AVEC DES SINGES !!!!!! C’EST ÇA QU’IL NOUS FAUT !!!!! »

« Hum, oui, directeur Knud (NapNok Games est un studio danois, ce nom est totalement justifié), c’est une bonne idée mais pourquoi il y a du sucre glace partout ? »

« UN PARTY GAME AVEC DES SINGES QUI PÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈTENT »

« Knud, reposez ce saladier rempli de farine s’il vous plaît »

« ET QUAND ILS PÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈTENT, ILS SE PROPULSENT DANS LES AIIIIIIIIIRS »

« Knud, vous avez encore pris le papier buvard d’Otta ? »

Les prouts c’est surpuissant !

Voici comment je me représente la réunion qui a précédé le développement du jeu. Remarquez, je ne dois pas être très loin non plus de la réalité, au vu du jeu qui nous intéresse aujourd’hui. Chimparty, comme son prédécesseur Frantics, est un party game, sorte de jeu de l’oie version vidéoludique. Comme bon nombre de jeux qui sortent en ce moment, Chimparty bénéficie du PlayLink, ce qui signifie que vous allez devoir y jouer sur votre télé mais aussi avec vos smartphones (avec tous les soucis que cela peut impliquer).

Je ne vais pas vous mentir, le jeu n’est pas une catastrophe. Les graphismes sont soignés et bien réalisés, c’est d’ailleurs une des forces du studio au vu de leurs précédents jeux. Mais le cœur d’un party game, c’est bel et bien le gameplay. Dans Chimparty, donc, on joue sur un plateau de jeu de l’oie et le but est simple : arriver au bout en premier. Pour cela, il faudra traverser plusieurs mini-jeux qui donneront plus ou moins de points selon le classement à la fin. À cela s’ajoutent plusieurs bonus ou malus qui viendront ralentir les joueurs et changer la donne.

On apprend pas au vieux singe à péter

Et puis… et puis voilà. Les mini-jeux sont sympathiques, avec plusieurs bonnes idées, mais aussi terriblement frustrants. Cela vient du principe même du gameplay choisi : avec le téléphone comme manette, les interactions sont limitées. Il y a principalement un gros bouton qui sert de buzzeur. Imaginez une manette avec un bouton (et même pas de stick). Du coup, on ne contrôle pas les déplacements de son personnage mais simplement le moment où il saute.

Sur le principe, cela peut fonctionner en rajoutant une bonne dose d’aléatoire dans le jeu mais, ici, cela se révèle frustrant quand beaucoup de mini-jeux reposent sur l’adresse. Néanmoins, peut-être que, passablement éméché, cela devient un sujet de poilade, qui sait ? Et puis, que dire de ces singes qui pètent ? Je suis partagé entre une circonspection de bon aloi et la consternation devant ces mini-jeux qui m’invitent à péter le plus loin possible. Les danois m’ont habitué à mieux ! (« Eh ben quoi ? Ça choque ta mentalité de petit bourgeois des singes qui pètent ? ». Déjà, « calmez-vous ! », ensuite, ça suffit de se prendre pour Lars von Trier parce qu’on est Danois et, enfin, que faîtes-vous dans mon test ?).

Verdict

6/10

Pas mauvais, certainement meilleur que Frantics, Chimparty a de quoi vous occuper si vous aimez le système PlayLink et que vous êtes en manque de party games. Néanmoins, le jeu montre vite des signes d’essoufflement. Allez-y en connaissance de cause.

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